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Le développement économique du Qatar s'accompagne en effet d'une stratégie d'investissement rodée, qui associe toujours une logique de placement, de développement, politique et prestige.

Ce richissime émirat (avec une croissance du PIB de 19% en 2010) investit dans tous les secteurs, privilégiant les marques.

Sa passion pour le sport s'est confirmée dans les dix dernières années :

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Le handball, dont le championnat mondial s’est tenu en début d’année 2015 à Doha et où brille l'équipe nationale locale... majoritairement composée d'étrangers fraîchement naturalisés et soutenue par des supporters espagnols invités pour l'occasion.

Producteur de pétrole et de gaz, le Qatar est le plus grand émetteur de CO2 au monde.

Doha a signé le protocole de Kyoto, qui limite les émissions de gaz à effet de serre. Mais, comme il était considéré comme un pays en voie de développement au moment de la ratification (il n'était alors qu'à la 50e place du classement mondial par PIB), le pays ne s'est pas vu fixer d'objectif de réduction de ses rejets, et n'a pris aucun engagement volontaire.

 

Après avoir racheté le PSG, le Qatar s'installe dans le capital de Total. Le petit émirat semble faire de la France une pièce centrale de sa stratégie d'investissements tous azimuts, mais pourquoi ?

Le Qatar, État riche de ses exportations de gaz mais géographiquement et démographiquement minuscule, serait en quête de visibilité sur la scène internationale plus encore que de placements lucratifs.

Les origines ?

Sa volonté d’exister à tout prix trouverait ses racines dans une forme de précarité géographique : le pays a refusé de rejoindre les Émirats arabes unis au début des années 1970 (on ne sait pas pourquoi) et se trouve coincé entre deux immenses voisins, l’Arabie saoudite, qui n’a toujours pas complètement accepté ses frontières, et l’Iran, avec qui il partage le gisement de gaz dont il tire sa richesse.

D'où une stratégie tous azimuts, consistant à nouer des liens avec les principaux dirigeants mondiaux et aussi bien à recevoir une diplomate israélienne qu'à soutenir les mouvements palestiniens radicaux.

En France, l'émir du Qatar a été le premier chef d’État reçu à Élysée par Nicolas Sarkozy, après son élection en 2007. Son rôle de médiateur dans la crise libyenne, où la France jouait un rôle moteur, a renforcé le "soft power" de l'émirat, c'est-à-dire sa capacité à peser bien plus que ce que sa simple puissance militaire lui permettrait d'obtenir.

Malgré tout ça, c’est le fond d’investissement d’Abu Dhabi qui investit le plus dans le monde.